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« À Kakuma, HI promeut l’autonomie pour tous »

Droits Inclusion
Kenya

Dans le camp de réfugiés de Kakuma, au Kenya, Racheal travaille chaque jour aux côtés de personnes handicapées pour lever les barrières à l’accessibilité et à l’inclusion.

Portrait de Racheal Njiru, cheffe de projet développement inclusif chez HI au Kenya.

Portrait de Racheal Njiru, cheffe de projet développement inclusif chez HI au Kenya. | © Kibali Pictures / HI

Racheal Njiru est cheffe de projet développement inclusif dans le camp de réfugiés de Kakuma, au Kenya. Elle fait partie des équipes internationales de HI qui œuvrent chaque jour pour un monde plus solidaire et plus inclusif. Découvrez son quotidien !

Travailler dans l’humanitaire pour faire advenir un changement positif

Je travaille chez HI depuis un peu plus de trois ans, en tant que cheffe de projet inclusion. J’ai choisi le monde de l’humanitaire car j’aime le travail communautaire. Depuis toujours, je ressens le besoin d’aider les autres. J’ai suivi une formation en sciences sociales à la Daystar University de Nairobi, qui m’a permis d’acquérir les compétences et les connaissances nécessaires à cet objectif.

J’aime particulièrement travailler dans le secteur socio-économique, pour accompagner des réfugiés dans le développement de leurs entreprises. Je veux participer à faire advenir un changement positif, contribuer au développement socio-économique de mon pays, et plus largement de l’Afrique.

Des histoires et des personnes qui vous marquent

Ce qui me motive, c’est de voir que je peux apporter un changement dans la vie de quelqu’un. J’aime accompagner des personnes pour les aider à développer un projet et voir comment leur situation évolue positivement. C’est très inspirant de rencontrer des personnes qu’on a aidées et dont la vie a changé.

Certaines histoires vous marquent vraiment : je pense notamment à une femme qui m’a beaucoup impressionnée. Tous les mois, elle livrait du charbon à une entreprise. Puis, il y a eu le COVID, qui a tout bouleversé et menacé la pérennité de nombreuses petites entreprises individuelles comme la sienne. Mais elle n’a pas été découragée. Elle a utilisé les aides financières et les formations que HI lui a dispensées pour mettre de l’argent de côté et faire construire cinq maisons. Aujourd’hui, elle peut les louer et bénéficie d’une nouvelle rentrée d’argent. Je suis très admirative de la force et de la détermination de cette femme.

Les difficultés du quotidien dans le camp de réfugiés

Racheal Njiru, cheffe de projet développement inclusif chez HI au Kenya, au travail.Le camp de Kakuma accueille près de 200 000 réfugiés qui vivent dans un espace très restreint. Les ressources dont ils disposent sont insuffisantes et inadaptées. Prenez les écoles par exemple : il y en a bien trop peu par rapport au nombre d’élèves. Même la localisation géographique du camp n’est pas idéale : il est situé dans la zone aride du Kenya et il peut y faire extrêmement chaud. Lors de périodes de sécheresse, les populations risquent de perdre leurs moyens de subsistance.

Pour les personnes handicapées, il existe en plus des barrières physiques liées à l’accessibilité au sein du camp. Les infrastructures n’y sont pas adaptées et certaines personnes handicapées dépendent de l’aide de leurs proches pour accéder aux bâtiments ou se déplacer.

Être inclusif pour servir les plus vulnérables

Les réfugiés en situation de handicap font face à des obstacles et à des barrières systémiques. Par exemple, ils ne sont pas membres du Conseil national des personnes handicapées. Cela les empêche de bénéficier de certaines mesures destinées aux personnes handicapées au Kenya, telles que des opportunités de formation, des distributions d’aides à la mobilité ou l’exemption de taxes pour les entreprises.

Il est fondamental de comprendre que les personnes avec lesquelles nous travaillons font face à des enjeux complexes, qui peuvent les rendre plus vulnérables que d’autres. Par exemple, quand nous proposons différents services dans le camp, il faut faire attention à inclure les personnes les plus vulnérables en se posant les bonnes questions. Quelles sont les personnes les plus à risque ? Auront-elles accès aux lieux de distribution ? C’est notre responsabilité de faire attention à ces aspects lorsque nous identifions les besoins et apportons l’aide humanitaire.

Dans le camp de réfugiés de Kakuma, HI mène des projets de réadaptation, de soutien psychosocial, d’éducation inclusive et d’inclusion économique. Notre objectif est de faire en sorte que tout le monde soit autonome. Nous adoptons une approche globale, qui promeut la dignité des personnes et vise à améliorer leur quotidien sur tous les plans. L’inclusion est l’affaire de tout le monde et c’est ensemble que nous pourrons faire changer les choses !

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