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Anatolii se remet de ses blessures grâce à HI

Mines et autres armes Réadaptation Urgence
Ukraine

Anatolii représentait l'Ukraine sur la scène de l’athlètisme international. Depuis une frappe de drone, marcher est devenu un calvaire.

Un homme et une femme sont assis côte à côte sur un canapé dans un intérieur. Les deux sont positionnées face à l’appareil photo. La femme porte un haut sombre avec un détail de fermeture à l’avant, et l’homme porte un pull à manches longues avec des bandes de couleur contrastées. Le canapé est recouvert de coussins, dont certains présentent des motifs ou des textures variées. À droite de l’image, un petit chien à poils longs est allongé sur une surface proche du canapé. À côté du chien, un téléphone portable est posé à plat. En arrière-plan, un mur recouvert de papier peint à motifs ondulés occupe toute la largeur de l’image. L’éclairage est intérieur et uniforme, mettant en valeur les visages et les objets visibles au premier plan.

Anatolii et sa femme, Olha, dans leur logement d’accueil. En janvier 2025, une frappe de drone à Antonivka, dans la région de Kherson, a laissé Anatolii avec des blessures aux jambes qui ont bouleversé sa vie et Olha avec une grave commotion cérébrale. Contraints de fuir la destruction de leur village, le couple vit désormais à Mykolaïv, où ils poursuivent leur long parcours de rééducation et de rétablissement. Mykolaïv, février 2026. | © L. Hutsul / HI

Dans la soirée du 12 janvier 2025, Anatolii sortait de chez lui, à Antonivka, pour fermer le portail de son jardin. Un drone est soudainement apparu et a immédiatement largué ses munitions. 

Gravement blessé, pas d'ambulance 

Anatolii a été gravement blessé. Sa femme Olha, qui se trouvait à proximité, a eu une commotion cérébrale et souffre d’un traumatisme psychologique profond. 

Aucune ambulance ne pouvait venir venue, les conditions de sécurité obligeant à suspendre tout service. Seule la police a pu secourir Anatolii et sa femme.

Deux jours plus tard, les chirurgiens de Mykolaïv ont expliqué à Anatolii qu'il avait deux options : l'amputation ou une rééducation complexe avec des séquelles permanentes.

Pas d'amputation 

Anatolii a choisi de garder sa jambe. L'une de ses jambes est désormais plus courte que l'autre, ce qui a entraîné une déformation de la colonne vertébrale et rend la marche difficile au quotidien. Travailler est encore plus pénible. 

« En tant qu’athlète, j’ai toujours su m’entraîner malgré la douleur. Aujourd’hui, chaque pas est une épreuve. C’est un combat quotidien pour bouger, pour travailler et pour redevenir l’homme que j’étais avant l’attaque. » 

Olha a été une nouvelle fois blessée lors d’une attaque de drone contre le bus dans lequel elle voyageait, causant une commotion cérébrale et un traumatisme crânien. 

La famille a tout perdu 

Les quatre propriétés de la famille, leur maison, celle de leur fille, celle de leurs parents et leur maison de campagne ont toutes été détruites. Leurs voitures ont également été détruits, l’un d’eux ayant été touché par un drone juste devant leur portail. 

La famille de cinq personnes a fui avec pour seuls biens leurs papiers et quelques économies. 

Repartir de zéro 

Anatolii et Ohla se sont installés à Mykolaïv, où ils vivent désormais au neuvième étage d'un immeuble dont les ascenseurs ne fonctionnent pas régulièrement, une difficulté importante pour Anatolii. Ils bénéficient désormais d’un accompagnement en réadaptation par HI.

« Notre plus grand souhait est de rentrer chez nous, de reconstruire notre vie dans l’endroit où nous avons vécu avec amour et de laisser quelque chose à nos enfants. Nous rêvons de paix », déclare Anatolii.

La pension d’invalidité d’Anatolii ne suffit pas à couvrir les frais de logement et les dépenses quotidiennes de la famille. Ils repartent, selon leurs propres termes, de zéro.

Titre du projet : Renforcement des capacités et de la résilience des acteurs de la lutte antimines et des populations touchées par les conflits face à la contamination par des restes explosifs de guerre dans l'est, le nord-est et le sud de l'Ukraine – Phase 2?(2026)?Ce projet s'appuie sur le précédent projet financé par la DDC de 2024 à 2025, visant à réduire l'impact des munitions et armes explosives (MAE) tout en renforçant la résilience des communautés à risque.

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