Victime d’une mine, Imaan retrouve sa mobilité grâce à HI
Pour Imaan, jeune bergère blessée par une mine, le retour à la marche se fait progressivement.
Imaan lors d’une séance de rééducation | © T. Nicholson / HI
Marcher sur une mine
Imaan Al Hussein a 15 ans et est originaire de Raqqa. Sa famille ont été contraintes à l’exil pendant sept ans à cause du conflit. À l’occasion de la fête de l’Aïd al-Adha, en 2025, elle est revenue sur sa terre natale avec ses proches. Imaan reprend naturellement ses activités de jeune bergère aux côtés de sa mère. Mais dans ces régions touchées par les combats, la campagne est contaminée par des engins non explosées.
Alors qu’elle gardait les moutons, Imaan marche sur une mine antipersonnel. Elle explose et la blesse gravement à la jambe droite. Elle improvise un garrot avec son foulard. La gravité des blessures rend l’amputation inévitable.
Après son accident, Imaan suit un programme de rééducation physique avec HI qui lui fournit également des béquilles. Elle apprend à refaire elle-même le bandage de son moignon afin de prévenir les complications et de favoriser la cicatrisation. Elle s’entraîne à marcher avec des béquilles et à améliorer sa stabilité grâce à des exercices, par exemple, en franchissant des obstacles.
Progrès et défis au quotidien
Si Imaan progresse grâce à la réadaptation, l’usage des béquilles reste contraignant, surtout pour son travail de bergère. Elles l’empêchent de travailler comme auparavant et limitent sa liberté de mouvement. Elle aimerait pouvoir être plus libre de ses mouvements et retrouver sa vie d’avant. Pour elle, pouvoir utiliser ses mains est indispensable, non seulement pour s’occuper des moutons, mais aussi pour préserver son mode de vie et son identité.
« J’aimerais marcher sans béquilles, car je suis Bédouine, nous devons utiliser nos mains pour travailler. Cela m’empêche de m’occuper des moutons comme ma mère », explique-t-elle.
À court terme, Imaan souhaite retourner sur ses terres dès que possible, retrouver son environnement et participer pleinement à la vie familiale. Elle nourrit également des rêves forts ancrés dans sa culture.
« Si je peux marcher, j’aimerais assister à un mariage. Mon rêve est de pouvoir à nouveau danser lors des mariages des Bédouins », confie-t-elle.