Goto main content

Ameen : « Maintenant que je marche, je veux reprendre mes études »

Mines et autres armes Réadaptation Urgence
Yémen

Ameen, âgé de 19 ans, a été victime d’une explosion à Hodeidah. Il a été amputé à la jambe droite, au-dessus du genou. HI lui a fourni une prothèse et l’aide à marcher à nouveau.

Ameen pendant une séance de rééducation

Ameen pendant une séance de rééducation | © HI

Alors qu’Ameen se trouvait à la laverie automatique, des combats ont éclaté en pleine rue. Un mortier a explosé près de lui. Blessé à la jambe droite, il a été incapable de se relever.

Des passants lui ont donné les premiers secours. Son cousin l’a amené à l’hôpital le plus proche où il a dû être amputé.

La rééducation physique

Suivi par HI à l’hôpital de Sanaa, Ameen a bénéficié de séances de rééducation physique afin de muscler le haut de sa jambe amputée et de retrouver l’équilibre afin de pouvoir porter une prothèse.

Fin 2019, il était prêt pour en recevoir une. L’équipe de HI qui intervient dans 8 hôpitaux et une centre de réadaptation au Yémen, a pris les mesures nécessaires pour sa fabrication. Les premiers essayages ont alors eu lieu au centre de réadaptation de la ville où, accompagné par HI, Ameen a suivi une série d’exercices pour apprendre à marcher avec sa nouvelle jambe.

HI a également enseigné à Ameen des exercices de musculation à pratiquer à domicile. Il a aussi appris comment assurer l’hygiène de son moignon et prendre soin de sa prothèse... Il a également été suivi psychologiquement afin de surmonter sa dépression suite à la perte de sa jambe.

Des projets pour l’avenir

Ameen a aujourd’hui de nouveau des projets :

« Maintenant je marche et je veux retourner à l’université »,

explique le jeune homme. Ameen souhaite retrouver sa vie d’avant son accident : finir ses études en informatique et continuer à pratiquer son sport favori : le football.

Nos actions par pays

RELATIONS PRESSE

CANADA

Fatou Thiam

ÉTATS-UNIS

Mica BEVINGTON

 

 

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Augmentation de l'utilisation des mines due à la Russie, au Myanmar et aux groupes armés non étatiques Mines et autres armes

Augmentation de l'utilisation des mines due à la Russie, au Myanmar et aux groupes armés non étatiques

L'Observatoire des mines 2022 fait état d'un nombre élevé de victimes causées par les mines – dont les mines improvisées et les restes explosifs de guerre - pour la septième année consécutive. L'Observatoire a enregistré 5 544 victimes en 2021. 75 % d'entre elles étaient des civils.Ce chiffre élevé est principalement le résultat de l'augmentation des conflits armés et de la contamination par les mines improvisées depuis 2015. L'utilisation de mines par les armées de la Russie et du Myanmar, ainsi que par des groupes armés non étatiques dans cinq pays, sont les principaux facteurs d'une forte augmentation mondiale de l'utilisation de ces armes en 2022.

Les États se réuniront à Genève du 21 au 25 novembre pour la 20e conférence annuelle du Traité d'Ottawa qui interdit les mines. Alors que nous célébrons les 25 ans de ce traité, HI exhorte les États à faire pression sur les parties au conflit pour qu'elles mettent fin à l'utilisation de ces armes barbares et à soutenir le financement de l'aide aux victimes qui se réduit malgré des besoins croissants et un nombre élevé de victimes ces dernières années.

Lire le rapport au complet en anglais.

80 États entrent dans l'histoire en approuvant l'accord international contre les bombardements sur les villes.
© G. Lordet / HI
Mines et autres armes

80 États entrent dans l'histoire en approuvant l'accord international contre les bombardements sur les villes.

Reconnaissant les conséquences humanitaires dévastatrices des bombardements et des pilonnages des villes, 80 États ont adopté un accord international visant à mieux protéger les civils contre l'utilisation des armes explosives en zones peuplées, lors de la conférence de Dublin, le 18 novembre 2022.

Le jour où j’ai marché sur une mine, mon destin a été tracé
© J. M. Vargas / HI
Mines et autres armes

Le jour où j’ai marché sur une mine, mon destin a été tracé

Marta Quintero travaille depuis 7 ans sur les opérations de déminage de HI en Colombie. Elle œuvre pour l’avenir de son pays grâce à une détermination sans faille, fruit de son histoire personnelle.