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Comment se préparer à un conflit ouvert

Mines et autres armes Urgence
Ukraine

HI va intervenir auprès des communautés en Ukraine pour les aider à se préparer aux conflits par l’adoption de comportements à appliquer avant, pendant et après une attaque armée.

Un homme se tient à côté de maisons détruites par la violence armée à Irpin, en Ukraine. | © T.Mayer / HI

« Les frappes aériennes, les attaques de missiles et les bombardements d’artillerie dans des zones densément peuplées continuent d’endommager et détruire les centres urbains, les immeubles d’habitation, les écoles, les hôpitaux et les infrastructures essentielles », relate Perrine Benoist, directrice technique HI pour la réduction de la violence armée.

Les populations sont toujours exposées à des attaques armées dans le conflit en cours. C’est pourquoi HI va mettre en place une double approche de l’éducation aux risques posés par les engins explosifs en Ukraine, qui comprend des initiatives de préparation aux conflits et de protection.

Préparation aux situations de conflit et protection

« En matière d’éducation aux risques créés par les engins explosifs, on se cantonne habituellement à la situation post-conflit », explique Céline Cheng, spécialiste HI en éducation aux risques posés par les engins explosifs. « Nous montrons aux gens à quoi ressemble un engin explosif, et nous leur apprenons quel comportement adopter à proximité d’un tel engin. Mais ce que nous voulons faire en Ukraine, c’est inclure une préparation aux situations de conflit et introduire des comportements de protection, afin que les populations sachent quoi faire avant, pendant et après une éventuelle attaque armée. »

Pour se préparer à une situation de conflit, on apprend aux communautés à créer et à identifier une pièce sûre pour se cacher en cas d’attaque (pas en étage élevé, loin des fenêtres et des murs extérieurs, etc.) ainsi qu’à préparer des « kits d’hibernation » contenant assez de nourriture, d’eau potable, de médicaments et d’articles d’hygiène. On leur apprend également l’importance de préparer un sac d’urgence (un « grab bag »), c’est-à-dire un petit sac à dos contenant l’essentiel : de l’argent liquide, des articles de premier secours, leurs papiers d’identité, de l’eau, de la nourriture, une lampe de poche et un téléphone chargé, en cas d’évacuation d’urgence. 

« La valeur ajoutée apportée par HI, c’est expliquer comment mettre en sécurité les personnes handicapées susceptibles de se trouver dans une maison lors d’une attaque. Que faire si une personne en situation de handicap ne peut pas descendre dans le bunker ? Et s’il n’y a pas de bunker ? Comment procéder au mieux pour évacuer ? Nous faisons en sorte que les populations aient les réponses », explique Céline.

Outre les préparatifs avant une situation de conflit, les familles sont informées sur la façon de reconnaître les signes d’une attaque imminente, où se réfugier, et comment se protéger physiquement de l’impact d’une explosion.

« Si l’on se trouve dans un immeuble au moment d’une attaque, on doit s’éloigner des fenêtres, des portes et de tout objet accroché à un mur. On doit immédiatement se réfugier sous un meuble solide et s’allonger par terre à plat ventre, se couvrir les yeux et les oreilles et garder la bouche ouverte pour prévenir toute lésion interne due à la pression de l’explosion. »

Enfin, on leur explique comment savoir si une zone est à nouveau sûre, et quoi faire une fois le conflit terminé.

HI prépare les communautés à risque

HI va mettre en place des initiatives d’éducation aux risques, ainsi que de préparation aux situations de conflit et de protection dans les régions Est et Ouest de l’Ukraine :

  • Formation d’équipes d’éducation aux risques à Tchernivtsi et à Dnipro
  • Organisation de sessions d’éducation aux risques dans les écoles, les centres communautaires, etc. pour les populations
  • Distribution de supports pédagogiques (brochures, affiches, flyers) sur l’identification des dangers, les comportements à adopter et les conseils de préparation aux conflits
  • Organisation de formations à l’éducation aux risques pour les travailleurs humanitaires et les relais communautaires, y compris les premiers intervenants, les bénévoles et les employés du métro
  • Lancement de campagnes médiatiques afin de partager les informations par Internet pour toucher les zones isolées et instables
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