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La vie de Kuch a basculé dans un tragique accident de moto

Réadaptation
Cambodge

L’air malicieux de Kuch laisse entrevoir un brin de fierté. Et fier, il peut l’être ! Très volontaire, il a vite réappris à marcher à l’aide d’une prothèse que lui a fabriquée Humanité & Inclusion (HI) après l’accident de moto qui lui a coûté sa jambe droite.

 Kuch a été victime de la collision entre la moto familiale sur laquelle il voyageait avec ses parents et une autre moto conduisant à grande vitesse et qui les a frappés de plein fouet.

Kuch a été victime de la collision entre la moto familiale sur laquelle il voyageait avec ses parents et une autre moto conduisant à grande vitesse et qui les a frappés de plein fouet. | © Stephen Rae / HI

Comme souvent au Cambodge, où la moto constitue le principal moyen de déplacement, la famille de Kuch, 8 ans, a pour habitude de se déplacer sur l’unique moto familiale. Un soir d’avril 2019, alors qu’ils reviennent d’une visite dans la province de Takeo, très éloignée de chez eux, le jeune garçon et ses parents, insouciants et l’esprit léger, se serrent sur la selle de la moto. En un instant tout bascule. Un grand fracas, puis plus rien. Une autre moto arrivée en sens inverse à très grande vitesse les a percutés de plein fouet.

La vie de Kuch sera sauvée au prix de l’amputation de sa jambe droite

Toute la famille perd conscience. Après un pénible réveil, c’est le drame. Les parents de Kuch s’aperçoivent vite que leur fils est dans un état critique. Sa jambe droite est brisée et coincée à l’intérieur d’une roue et des débris des deux motos. Commence alors pour le jeune garçon une descente rapide aux enfers. D’abord emmené d’urgence à l’hôpital provincial de Takeo après avoir été désincarcéré, il doit impérativement être transféré dès le lendemain à l’hôpital Khanta Bopha de Phnom Penh, la capitale du pays. Ses parents, atterrés, apprennent alors qu’une amputation fémorale s’impose afin de lui sauver la vie.  

Une nouvelle opération, de longs mois de convalescence…

Six mois plus tard, après son retour à la maison, la famille contacte l’équipe HI afin que Kuch puisse recevoir une prothèse de jambe au centre de réadaptation de Kampong Cham. Malheureusement, une nouvelle épreuve s’impose alors que le petit garçon attend sa « nouvelle jambe ». L’enfant souffre en effet de fortes fièvres et son moignon devient rouge, infecté. Le constat est consternant : Kuch risque de développer une septicémie et une nouvelle amputation est nécessaire. Kuch repart donc à l’hôpital de Phnom Penh et passera ensuite de long mois en convalescence, le moral à zéro.

Kuch met toute sa jeune volonté au service de sa rééducation

Au mois de juin 2020, une fois le moignon cicatrisé, et après de longues séances de rééducation à la marche, Kuch peut enfin recevoir sa prothèse. Une nouvelle vie commence pour le petit garçon qui entrevoit enfin la fin de ses épreuves et retrouve son allant. Il met toute sa jeune volonté au service de ses exercices à la marche et s’adapte très vite à l’appareillage.

Kuch a retrouvé sa vie d’avant !

« Lorsque sa jambe a été amputée, mon fils ne pouvait plus marcher. Même avec les béquilles, il avait des difficultés et était fatigué lorsqu'il marchait loin. Tout était difficile. Il avait par exemple du mal à se relever lorsqu'il se baissait pour ramasser des objets. Et notre maison n'a pas de toilettes, alors il faut aller dehors. Tout était très difficile pour lui. Heureusement, depuis qu’il a reçu sa prothèse, Kuch a beaucoup changé. Il est capable de m'aider à faire le ménage, d'aller faire les courses pour la cuisine, de rendre visite à ses amis et de jouer avec eux, et d'aller à l'école ! », explique la mère de Kuch.

Son rêve : devenir docteur

Après des mois d’attente, Kuch a pu enfin retourner à l’école. Il a pris du retard et est scolarisé en première année, l’équivalent du Cours Préparatoire. Son école est située à 1,5 km de chez lui. Il s’y rend la plupart du temps à pied mais parfois son père l’y amène. Il aime étudier et se faire des amis.

« J'aime jouer au football avec mes amis. Je vais à l'école. Plus tard, j’aimerais devenir médecin », déclare le petit garçon avec un grand sourire, et toujours cet air malicieux…

Le Cambodge est le troisième pays au monde où le taux de mortalité des motocyclistes est le plus élevé. En 2019, 30 % des nouveaux patients du centre de réadaptation physique géré par HI à Kampong Cham étaient des victimes d’accidents de la route.

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