Les séances de rééducation se poursuivent à Gaza pour prévenir les handicaps
Les séances de rééducation à domicile se poursuivent à Gaza malgré les conditions épouvantables. Omnia fait partie des centaines de patients que HI aide.

Omnia pendant une séance de rééducation. | © Zaid Nateel / HI
Blessée lors d'un bombardement, Omnia aurait un handicap permanent sans rééducation.
Blessures de guerre graves
Omnia, jeune femme de 20 ans originaire de Gaza, a subi un traumatisme crânien en avril 2025 à la suite d'une explosion causée par un obus tiré par un char israélien. Cette blessure a provoqué une paralysie sévère du côté gauche du corps, affectant à la fois son bras et sa jambe, et causant une perte de vision importante. Depuis, Omnia est devenue totalement dépendante des autres pour accomplir les gestes quotidiens les plus élémentaires.
Déplacée alors qu'elle était en fauteuil roulant
Après sa blessure, Omnia a dû fuir son quartier et trouver refuge dans un camp, où elle est devenue entièrement dépendante de son fauteuil roulant. Elle ne pouvait plus marcher ni prendre soin d'elle-même. La perte soudaine de ses capacités physiques, associée au traumatisme du déplacement, l'a épuisée émotionnellement et profondément frustrée. Malgré tout, Omnia voulait profondément retrouver son indépendance et marcher à nouveau.
Capable de bouger à nouveau
Avec le soutien de HI, Omnia a entamé un programme de rééducation rigoureux. L'équipe l’a soutenue pour faire du renforcement musculaire, améliorer sa mobilité et la fonctionnalité de ses mains, ainsi que son bien-être mental.
Petit à petit, Omnia a commencé à faire des progrès. Grâce à aux exercices et au soutien dévoué de son aidant, elle a progressivement retrouvé de la force dans ses membres, amélioré sa motricité et commencé à accomplir des tâches quotidiennes simples. Elle est passée de la mobilité assistée au lit à la station debout, puis a fini par faire quelques pas avec un minimum d'aide.
Grâce à des services de rééducation essentiels, même dans les circonstances les plus difficiles, de nombreux survivants de la guerre ont pu retrouver une certaine autonomie dans leur vie quotidienne.