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Vers une déclaration politique contre les bombardements en zones peuplées

Mines et autres armes
International

Le lundi 18 novembre, aux Nations unies à Genève, les délégations d’États, les militaires, les agences des Nations Unies et la société civile se réuniront pour entamer des discussions sur une déclaration politique contre l'utilisation des armes explosives dans les zones habitées.

La conférence de Vienne, les 1er et 2 octobre derniers, a réuni 133 États. Une majorité s'est engagée à élaborer une déclaration politique contre l'utilisation d'armes explosives dans les zones peuplées.

La conférence de Vienne, les 1er et 2 octobre derniers, a réuni 133 États. Une majorité s'est engagée à élaborer une déclaration politique contre l'utilisation d'armes explosives dans les zones peuplées. | © HI

Les négociations qui débutent avec cette première réunion à Genève, suivie d'une autre série de consultations au début de l'année prochaine, devrait aboutir à une conférence prévue pour la fin du printemps 2020 à Dublin, où une déclaration politique sera ouverte pour approbation.

HI et les membres du Réseau international des armes explosives (INEW) collaborent avec les États pour les convaincre d'appuyer pleinement une déclaration politique ferme visant à mettre fin à l'emploi d'armes explosives ayant des effets étendus dans les zones peuplées et à assurer un soutien aux victimes de ces armes.

 

"Ces premières discussions sont cruciales pour préparer le projet de déclaration politique. Au cours de ce premier cycle de négociations, nous voulons garantir trois points : veiller à ce que la déclaration appelle les Etats à "cesser" l'utilisation des armes explosives dans les zones peuplées, inclut des obligations pour les Etats d'aider les victimes et leurs communautés et exige que les militaires partagent leurs bonnes pratiques politiques pour la protection des civils dans les conflits armés."

Anne Héry, Directrice du plaidoyer chez HI

 

Interpelez vos députés

HI lance un appel citoyen pour interpeler les parlementaires de 7 pays (Allemagne, Belgique, Canada, France, Luxembourg, Royaume-Uni, Suisse) et s'assurer que les gouvernements s'engagent dans cette cause : les citoyens sont invités à écrire à leurs députés sur une plateforme dédiée pour demander à leur gouvernement de soutenir la déclaration contre l'utilisation des armes explosives dans les zones habitées.

Un nombre inacceptable de victimes

Les conflits armés se déroulent de plus en plus dans les zones peuplées, principalement dans les villes. L'impact de l'utilisation des armes explosives est dévastateur pour les civils : selon l'Action on Armed Violence (AOAV), 20 384 civils ont été tués ou blessés par des armes explosives en 2018. Lorsque des armes explosives sont utilisées dans des zones peuplées, 90% des victimes sont des civils.

L'utilisation des armes explosives dans les zones peuplées entraîne également la destruction d'infrastructures essentielles telles que maisons, hôpitaux, écoles, etc., et laisse une contamination massive par des munitions non explosées, qui est l'un des principaux moteurs des déplacements forcés.

La Conférence de Vienne, octobre 2019

Les trois cycles de négociations ont été lancés en octobre dernier lors de la Conférence de Vienne "Protection des civils dans la guerre urbaine", qui a réuni 133 États. Une majorité d'entre eux ont annoncé leur volonté de travailler à une déclaration politique visant à mettre fin aux souffrances humaines causées par l'utilisation d'armes explosives dans les zones peuplées.

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L'Observatoire des mines 2022 fait état d'un nombre élevé de victimes causées par les mines – dont les mines improvisées et les restes explosifs de guerre - pour la septième année consécutive. L'Observatoire a enregistré 5 544 victimes en 2021. 75 % d'entre elles étaient des civils.Ce chiffre élevé est principalement le résultat de l'augmentation des conflits armés et de la contamination par les mines improvisées depuis 2015. L'utilisation de mines par les armées de la Russie et du Myanmar, ainsi que par des groupes armés non étatiques dans cinq pays, sont les principaux facteurs d'une forte augmentation mondiale de l'utilisation de ces armes en 2022.

Les États se réuniront à Genève du 21 au 25 novembre pour la 20e conférence annuelle du Traité d'Ottawa qui interdit les mines. Alors que nous célébrons les 25 ans de ce traité, HI exhorte les États à faire pression sur les parties au conflit pour qu'elles mettent fin à l'utilisation de ces armes barbares et à soutenir le financement de l'aide aux victimes qui se réduit malgré des besoins croissants et un nombre élevé de victimes ces dernières années.

Lire le rapport au complet en anglais.

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Marta Quintero travaille depuis 7 ans sur les opérations de déminage de HI en Colombie. Elle œuvre pour l’avenir de son pays grâce à une détermination sans faille, fruit de son histoire personnelle.