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Worood, 8 ans: « J’aimerais pouvoir taper dans mes mains, comme les autres enfants »

Réadaptation Urgence
Syrie

Worood a 8 ans et est originaire de Syrie. En février 2013, elle et sa famille ont été victimes d’un bombardement. Worood a dû être amputée d’un bras. Depuis plusieurs semaines, le partenaire de Handicap International en Syrie l’assiste avec des sessions de kinésithérapie. Handicap International apporte cette assistance à Worood grâce au soutien du service de la Commission européenne chargé de l'aide humanitaire et de la protection civile (ECHO) et de son partenaire local dans le pays.

Worood, lors d’une session de réadaptation.

Worood, lors d’une session de réadaptation. | © Handicap International

Aujourd’hui, Worood se rend au centre de réadaptation pour une nouvelle session de kinésithérapie. Voilà bientôt trois ans que la petite fille a été blessée lors d’un bombardement. Pourtant, le souvenir de cet évènement est encore vif dans l’esprit de ses parents. «  C’était un matin de février 2013 » racontent-ils alors qu’ils s’installent dans la salle de kinésithérapie avec leur fille.

« Nous nous étions rendus chez des proches et Worood jouait avec ses cousins, dans le salon. Soudain, nous avons entendu le bruit d’avions, qui volaient au-dessus de la maison. Nous avons tenté de fuir, mais des bombes à sous-munition nous tombaient déjà dessus. Trois des enfants sont morts lors de ce bombardement, et nous avons tous été touchés par des éclats d’obus ».

Em Issa, la mère de la petite fille, ajoute : « Malgré mes blessures, j’ai immédiatement accouru vers Worood et nous avons été transférées vers l’hôpital le plus proche de là où nous nous trouvions. Les médecins ont tout fait pour essayer de sauver son bras, mais il était déjà trop tard… »

La petite fille confie alors :

« J’aimerais pouvoir taper dans mes mains, comme les autres enfants à l’école, quand ils applaudissent ou quand ils jouent. »  

« Cela sera bientôt possible », assure le kinésithérapeute qui la suit, avec un grand sourire. « Aujourd’hui, nous entamons la huitième session de kinésithérapie. Lorsque nous l’avons rencontrée, Worood souffrait d’un problème de mobilité au niveau de l’épaule. Nous avons donc travaillé sur le renforcement de ses muscles, pour la préparer à recevoir une prothèse. »

Abou Issa, le père de Worood, ambulancier de profession, se réjouit de cette nouvelle. « Depuis son amputation, ma fille ne pouvait plus faire toutes les activités qui demandaient l’usage des deux mains. Cette prothèse va tout changer pour elle », explique-t-il. Depuis le début du conflit, Handicap International et son réseau de partenaires locaux ont mis en place plus de 25 000 sessions de kinésithérapie pour la population blessée et/ou handicapée, en Syrie. 

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