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De plus en plus de personnes sont forcées de fuir

Inclusion Mines et autres armes
International

Plus de 80 millions de personnes dans le monde sont déplacées de force, selon l'agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR – déc. 2020)[1].

Adnan Al Hussein et sa fille Nada dans un camp informel au Liban après avoir fui Idlib, en Syrie, en 2013.

Adnan Al Hussein et sa fille Nada dans un camp informel au Liban après avoir fui Idlib, en Syrie, en 2013. | © K.Holt / HI

Le nombre de personnes déplacées a monté en flèche au cours des dernières années. Plus inquiétant encore : Beaucoup d'entre elles sont déplacées sur le long terme.

 

Un chiffre qui a doublé en 10 ans

Le nombre de réfugiés et de personnes déplacées internes a monté en flèche ces dernières années, atteignant 80 millions en 2020 contre 42 millions en 2012[1]. Les principales causes qui poussent les gens à fuir sont les conflits violents, les violations des droits de l'homme, les catastrophes climatiques, l'insécurité alimentaire, etc.

 

Réfugiés et "personnes déplacées"

Le droit humanitaire fait la différence entre les « réfugiés », c'est-à-dire les personnes qui fuient leur domicile et traversent une frontière pour trouver refuge à l'étranger, et les « déplacées internes », qui sont des personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays. Parmi les 80 millions de déplacés mentionnés par le Haut-Commissariat aux Réfugiés, 45,7 millions sont des déplacés internes.

 

Être déplacé pendant des années

De plus en plus de personnes sont déplacées durant des années : l'exemple le plus emblématique est le camp de réfugiés de Kakuma au Kenya : créé en 1992, il est devenu une petite ville. C'est l'un des plus grands camps de réfugiés au monde, avec plus de 180 000 personnes. Le camp est composé de personnes originaires du Soudan, de l'Ouganda, de l'Érythrée, du Rwanda, de l'Éthiopie, de la Somalie et du Congo.

 

Cinq pays principaux

Plus des deux tiers des réfugiés (personnes fuyant leur pays et franchissant une frontière) proviennent de cinq pays seulement : République arabe syrienne (6,6 millions) ; Venezuela (3,7 millions) ; Afghanistan (2,7 millions) ; Soudan du Sud (2,3 millions) ; Myanmar (1 million). Au total, 4,5 millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays à la mi-2020, dont 138 600 réfugiés, 808 200 demandeurs d'asile et 3,6 millions de Vénézuéliens déplacés à l'étranger.

39% des réfugiés sont accueillis dans cinq pays : Turquie, Colombie, Pakistan, Ouganda, Allemagne.

 

Personnes handicapées déplacées

Parmi les 80 millions de réfugiés dans le monde, environ 15 % ont un handicap. Dans le monde, on peut estimer que 12 millions de personnes handicapées ont été déplacées de force à la suite de conflits et de persécutions. Dans les situations de conflit, ce chiffre est bien plus élevé.

 

Les déplacements forcés les touchent de manière disproportionnée. Les personnes handicapées sont souvent plus exposées à la violence, à l'exploitation et aux abus. Elles rencontrent également des obstacles pour accéder à des services essentiels comme la santé et sont exclues de l'éducation et de l'emploi.

 

Les organisations humanitaires comme HI sont souvent le dernier recours pour les personnes vulnérables déplacées, dont les personnes handicapées, qui dépendent de l'aide humanitaire pour survivre.

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L'Observatoire des mines 2022 fait état d'un nombre élevé de victimes causées par les mines – dont les mines improvisées et les restes explosifs de guerre - pour la septième année consécutive. L'Observatoire a enregistré 5 544 victimes en 2021. 75 % d'entre elles étaient des civils.Ce chiffre élevé est principalement le résultat de l'augmentation des conflits armés et de la contamination par les mines improvisées depuis 2015. L'utilisation de mines par les armées de la Russie et du Myanmar, ainsi que par des groupes armés non étatiques dans cinq pays, sont les principaux facteurs d'une forte augmentation mondiale de l'utilisation de ces armes en 2022.

Les États se réuniront à Genève du 21 au 25 novembre pour la 20e conférence annuelle du Traité d'Ottawa qui interdit les mines. Alors que nous célébrons les 25 ans de ce traité, HI exhorte les États à faire pression sur les parties au conflit pour qu'elles mettent fin à l'utilisation de ces armes barbares et à soutenir le financement de l'aide aux victimes qui se réduit malgré des besoins croissants et un nombre élevé de victimes ces dernières années.

Lire le rapport au complet en anglais.

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