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La Pologne, la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie se retirent de la Convention d'Ottawa

Droits Mines et autres armes Prévention Protéger les populations vulnérables
International

Par une déclaration ce matin, les ministres de la Défense de la Pologne, de la Lituanie, de la Lettonie et de l'Estonie recommandent le retrait de leurs pays de la Convention d’Ottawa qui interdit les mines antipersonnel.

Une petite fille se tient devant une barrière. Sur la barrière, il y a un panneau avec une tête de mort et l'inscription : DANGER MINES

© Brice Blondel / HI

En prenant cette décision, ces pays envoient un message clair : les civils sont sacrifiables.

C’est le signe que des pertes civiles considérables peuvent être justifiées et l’invitation à d'autres pays à suivre cet exemple. Il s’agit d’un mépris flagrant pour la souffrance humaine.

Nous reconnaissons que, dans le contexte international actuel instable, les préoccupations sécuritaires des États d'Europe de l'Est peuvent être légitimes. Mais des décennies d’efforts contre les mines antipersonnel et les armes à sous-munitions ont démontré qu’une sécurité durable ne peut être fondée sur des armes qui tuent sans distinction, qui restent enfouies bien après la fin des conflits, continuent de mutiler des civils et détruisent les moyens de subsistance de communautés entières.

Les mines antipersonnel, ainsi que les armes à sous-munitions, n’ont pas pour seule fonction de défendre des frontières — elles les transforment en pièges mortels. Elles ne protègent pas les populations ; elles les mettent en danger pour des générations.

Tout État qui considère les mines antipersonnel ou les armes à sous-munitions comme part de sa stratégie de défense ne protège ni sa population ni ses frontières. Il condamne les civils — les siens comme ceux d’autres pays — à la mort, à la souffrance et à des décennies de destruction.

HI condamne sans équivoque cette déclaration publique et exige que tous les États parties au Traité d'interdiction des mines prennent des mesures urgentes et résolues pour empêcher une érosion catastrophique de la protection des civils. Il n’est pas trop tard pour que la Pologne, la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie fassent marche arrière et défendent leur pays par des moyens qui ne mettent pas en péril les civils pour les générations à venir.

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