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Rien n’arrête le vaillant Anowar !

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Bangladesh

Anowar, 8 ans, a perdu sa jambe dans un accident de la route dans le camp de réfugiés Rohingyas de Kutupalong où il vit avec sa famille.

Anowar, 8 ans, a perdu sa jambe droite dans un accident de la route

Anowar, 8 ans, a perdu sa jambe droite dans un accident de la route | Nicolas Axelrod - Ruom Collective

À l’âge de cinq ans alors qu’il sortait joyeusement de son école, Anowar a été fauché par un camion qui roulait trop vite. HI lui a immédiatement proposé un accompagnement adapté et lui a permis de retrouver le chemin de l’école.

Depuis le drame, HI met tout en œuvre pour permettre à Anowar de retrouver une vie normale. L’équipe de l’association lui a d’abord fourni un appui psychologique et des soins de réadaptation pour le préparer à recevoir une prothèse et lui a réappris à remarcher. Il a également fallu intervenir auprès de son école qui considérait que l’enfant ne pouvait plus suivre les cours à cause de son handicap.

Le retour sur les bancs de l’école a rendu son sourire à Anowar

Après l'accident, Anowar a été abandonné par son école. Ils disaient que les enfants handicapés devaient aller dans des écoles spéciales. Alors nous avons expliqué, négocié... Anowar a donc été autorisé à retourner dans son ancienne école et à retrouver ses amis ! Cela l'a rendu extrêmement heureux », explique Redowan, le physiothérapeute de l’équipe mobile de HI qui accompagne régulièrement le petit garçon.

Anowar ne saute jamais une séance de rééducation

« Anowar est mon meilleur patient. Il est vaillant. Parfois, je me rends chez lui, mais le plus souvent les séances se passent au centre d’appareillage géré par HI dans le camp », poursuit Redowan. « Nous faisons des exercices d'équilibre, puis je lui apprends à coordonner ses mouvements et à prendre soin de lui pour anticiper les problèmes, repérer les frottements qui pourraient générer des plaies... Sans cela, il lui serait impossible de porter une prothèse. Anowar est motivé pour faire ses exercices à la maison. Il met en pratique tout ce qu'il apprend. Il est ouvert et communicatif et exprime ses préoccupations et ses besoins, ce qui permet de bien travailler ensemble ».

Une partie de football effrénée a eu raison de sa troisième prothèse

Trois ans après son accident, le petit garçon est très fier de pouvoir de se déplacer aisément grâce à sa prothèse. Il a exploré toutes les possibilités que lui donne cette « nouvelle jambe », mais aujourd’hui, rien ne va plus. En effet, Anowar a cassé sa prothèse lors d’une partie de foot. Aujourd’hui, il est impatient de recevoir sa nouvelle prothèse[1]. Ce sera la troisième depuis son accident. Guramia, son grand frère l’accompagne partout puisqu’il ne peut plus marcher. Il nous explique : « Anowar se sent triste et perdu sans sa prothèse. Il a plus de temps pour réfléchir et parfois de mauvais souvenirs de l'accident reviennent le hanter.  Maintenant, je le porte jusqu’à l'école. Je ne veux pas qu'il manque les cours. C'est un des meilleurs élèves ! Mon frère se souvient de tout ce qu'il lit et a une passion pour l'anglais. Il veut connaître le mot anglais pour tout ce qu'il voit. Cela est parfois fatigant »,  conclut-il en riant.

Afin de se préparer à recevoir sa prothèse, Anowar doit travailler avec encore plus d’ardeur

Apprendre à porter une prothèse est un processus long et difficile. Il est crucial que le patient et sa famille comprennent que cela demande beaucoup d'efforts et de nombreuses heures d'exercices, toute la vie durant. Dans ce pays, notre principal défi est d’essayer de garder nos patients avec nous, impliqués. Heureusement, la famille d'Anowar le soutient beaucoup et comprend le concept de réadaptation à long terme », explique le physiothérapeute. « J'aimerais que tous mes patients aient une famille qui les soutienne autant. Cet enfant est un modèle. Lorsque mes autres patients se sentent déprimés, je leur parle de lui. Trois d’entre eux sont aussi des enfants qui ont des prothèses de jambes et Anowar les inspire vraiment ! ».


[1] La prothèse sera fournie par le CICR.

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